Djelika Diallo K44 -65kg
« Ma demi-finale a été un peu compliquée, je n’ai pas su mettre en place ce que j’avais prévu. Sachant que j’avais déjà combattu cette adversaire, je disposais pourtant d’un plan précis, tout en essayant d’attaquer comme à mon habitude, et j’ai finalement davantage contré que pris l’initiative. Physiquement, j’étais pourtant à cent pour cent, mais le stress d’une première compétition en France l’a emporté. Sur le premier combat aussi je connaissais mon adversaire, mais après une entame de combat poussive, j’avais su prendre les devants. Cette fois, ça ne l’a pas fait, c’est le jeu. Le reste du Grand Prix s’est bien passé, d’autant que toutes les catégories combattaient à Paris, donc observer les autres combattants ces derniers jours nous a motivés encore davantage. Je reste relativement inexpérimentée sur ce genre de rendez-vous étant donné que je suis sur le circuit uniquement depuis cette année, et les championnats du monde en Turquie, que j’ai enchaîné avec un tournoi en Albanie puis les championnats panaméricains en avril, où je décroche ma toute première médaille internationale. La confiance engrangée m’a permis de gagner la médaille d’or au Grand Prix de Sofia dans la foulée avant que nous ne nous concentrions sur Paris. Pour ça, je suis partie m’entraîner au Mexique avec Oury, me confronter aux meilleures mondiales et exprimer le meilleur de moi, mais cela n’a pas suffi aujourd’hui. Maintenant, focus sur Manchester, prendre de l’expérience à ce stade de ma carrière est une priorité. »
