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Paris - Levallois 2026

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J-2 : Niveau olympique

Clap de fin sur cette deuxième journée du Grand Prix 2023 dont le niveau s’est encore élevé aujourd’hui au Palais des Sports Marcel-Cerdan, à Levallois-Perret. L’équipe de France a pu compter sur sa championne du monde et les deux catégories masculines ont accouché de deux formidables vainqueurs. Explications.
2 septembre 2023
 

-57kg : Magda fait vibrer Levallois

Après la coupure de la mi-journée (voir bilan de ce matin en xxLIENxx), la reprise s’annonçait décisive pour le clan bleu avec, en premier lieu, l’entrée en lice de la championne du monde Magda Wiet-Henin (-67kg), opposée à la Grecque Théopoula Sarvanaki, vice championne du monde 2022 et déjà battue à deux reprises par la Française cette année. C’est elle qui démarrait pourtant le mieux, scorant trois points en chutant après une grosse minute d’observation. Le déclic pour Magda qui accélérait dès la reprise, manœuvrant autour de son coup de pied retourné pour recoller à la marque avant de s’envoler pour décrocher la première manche 8-3. La seconde était encore plus limpide car ses attaques en direct piégeaient la dix-huitième mondiale, qui ne pouvait que constater la différence avec la tricolore. 5-0 pour finir et un quart haletant en perspective contre l’Espagnole Cecilia Castro Burgos, qui l’avait notamment privée de médaille aux mondiaux 2022.

 

Une « bête noire » qu’elle abordait visiblement avec la meilleure des énergies, portée par une salle totalement acquise à sa cause, qui commençait vraiment à bouillonner. La Française était pourtant cueillie à froid et s’inclinait 0-3 au premier round. Elle gardait pourtant calme et lucidité et, même dans un combat très serré, elle mettait les premiers points dans le deuxième round. 2-0, 2-2, puis 5-2 avant de gérer les sorties de tapis. Parfait de maîtrise. Elle allait parfaitement contrôler sur le plan tactique le dernier round. 0-0, elle pouvait sourire et lâcher un cri strident de satisfaction, créant une jolie onde d’applaudissements dans le public. La médaille était assurée, mais il y avait encore une finale à aller chercher.

 

Ce serait contre la Chinoise Jie Song, neuvième à la ranking olympique, mais n°2 de son pays. Seulement dix-septième des derniers mondiaux, elle restait pourtant sur trois finales : une victoire au Grand Prix de Rome en juin, et deux médailles d’argent, à la President Cup et l’Australian Open organisés à Brisbane en juillet. La Chinoise inscrivait le premier point, mais Magda ne s’affolait pas. Elle concédait néanmoins ce round (1-3) … enchaîné par un joli coup de pied de Song au visage de la championne du monde. 0-3, 0-5, 1-8… la Chinoise était d’une précision chirurgicale, alors que les coups de pied ne rentraient pas côté français. Magda qui se désunissait logiquement un peu sous le poids du score face à ce très grand gabarit et ses jambes immenses – un profil sur lequel travailler en vue des JO – pour une défaite un peu sèche (1-14) qui ne l’empêchait pas de sortir de l’aire de combat avec le sourire, ovationnée par tout le public. Une très belle médaille de bronze après celles des derniers mois pour celle qui sait que ce sera bien sa prochaine compétition internationale en France – les Jeux olympiques – qu’il faudra gagner.

 

La finale de la catégorie, elle, serait malheureusement sans intérêt : Song était opposée à sa compatriote Zhang, mieux classée qu’elle à la ranking. Un combat insipide… jusqu’à que Song marque, par erreur, six points à Zhang lui permettant de remporter le premier round. Il n’y aurait pas de suite, Song simulant une blessure et déclarant forfait, puisqu’on comprenait que c’est Zhang qui devait prendre les points en vue des JO. Pas glorieux.

Si Théo Lucien (-68kg), médaillé ici l’an passé, s’est montré une nouvelle fois à son avantage face au Chilien Cristian Olivero Toro, assurant un deuxième quart de finale pour l’équipe de France (5-6, 5-4, 4-3) en début d’après-midi, il n’est pas parvenu à mettre autant d’intensité face au Croate Marko Golubic, sixième à la ranking et rien de moins que champion du monde en titre. Un très sec 3-12, 0-14 le privait d’une demi-finale. Trop juste sur ce coup-là sans qu’il y ait grand-chose à dire tant son adversaire était au-dessus dans l’intention, l’impact et le rythme. Un apprentissage qui continue pour le Montpelliérain. Quant à Golubic, il allait tomber sur le combattant le plus impressionnant du jour : l’Ouzbek Ulugbek Tashitov, ranké troisième mondial, finaliste du Grand Prix final à Riyadh en 2022, vainqueur de celui de Rome en juin après une médaille de bronze aux championnats du monde. La demi-finale allait tourner à la démonstration. 8-1 dans le premier round, puis la foudre dans le second alors que Golubic menait 5-0 : 18-10 pour une victoire pleine d’élégance, de très très haut niveau. Cela allait se confirmer en finale face à au Brésilien Pontes, pourtant très solide sur sa demie face au Jordanien Zaid Alhalawani. Rashitov marquait les premiers points pour mener facilement et remporter le premier round 5-0, avant d’aller, stable et impeccable dans le coup d’œil, faire encore mieux dans le second, avec des coups de pied de grande classe : 13-0. Impressionnant. Un favori pour les Jeux, clairement.

-68kg : Rashitov, le souffle du talent

Si Théo Lucien (-68kg), médaillé ici l’an passé, s’est montré une nouvelle fois à son avantage face au Chilien Cristian Olivero Toro, assurant un deuxième quart de finale pour l’équipe de France (5-6, 5-4, 4-3) en début d’après-midi, il n’est pas parvenu à mettre autant d’intensité face au Croate Marko Golubic, sixième à la ranking et rien de moins que champion du monde en titre. Un très sec 3-12, 0-14 le privait d’une demi-finale. Trop juste sur ce coup-là sans qu’il y ait grand-chose à dire tant son adversaire était au-dessus dans l’intention, l’impact et le rythme. Un apprentissage qui continue pour le Montpelliérain. Quant à Golubic, il allait tomber sur le combattant le plus impressionnant du jour : l’Ouzbek Ulugbek Tashitov, ranké troisième mondial, finaliste du Grand Prix final à Riyadh en 2022, vainqueur de celui de Rome en juin après une médaille de bronze aux championnats du monde. La demi-finale allait tourner à la démonstration. 8-1 dans le premier round, puis la foudre dans le second alors que Golubic menait 5-0 : 18-10 pour une victoire pleine d’élégance, de très très haut niveau. Cela allait se confirmer en finale face à au Brésilien Pontes, pourtant très solide sur sa demie face au Jordanien Zaid Alhalawani. Rashitov marquait les premiers points pour mener facilement et remporter le premier round 5-0, avant d’aller, stable et impeccable dans le coup d’œil, faire encore mieux dans le second, avec des coups de pied de grande classe : 13-0. Impressionnant. Un favori pour les Jeux, clairement.

-80kg : Barkhordari, un prince à Paris

Dans cette catégorie aussi, le vainqueur aura marqué la compétition. Mais il ne faudrait pas oublier la prestation du Français Ismaël Bouzid-Souihili, solide pour dominer méthodiquement l’Ouzbek Jasurbek Jaysunov, récent vainqueur du Turkish Open (G2), en trois rounds. Efficace au corps-à-corps et en riposte lors des deux premières minutes de duel, il laissait passer l’orage dans le deuxième round, avant de retrouver la bonne distance pour engranger avec ses poings avant de gérer les dernières secondes (5-2, 0-7, 7-6). De quoi y croire face au Grec Apostolos Telikostoglou (GRE), douzième mondial, cinquième des championnats du monde 2022, troisième des Jeux européens, et en pleine ascension. Un premier round remporté, un second cédé sur un tout petit 0-1, avant cette troisième manche où le stade retenait son souffle. Mené 0-4, le Français, revenait à 4-4 à moins de vingt secondes de la fin. Il allait le faire, oui… Mais, dans son élan pour aller chercher la victoire, il laissait une minuscule ouverture, exploitée par le Grec. 4-5 et pas de demie. Terrible, mais porteur de promesses et la démonstration qu’il peut se hisser à ce niveau d’opposition lui aussi. Le Grec, qui a ensuite démontré d’énormes qualités mentales pour renverser la demi-finale qui l’opposait au Turc Yildiz, est en argent ce soir. La faute à un autre phénomène. Prénom : Mehran, Nom : Barkhordari. 1m88, vingt-trois ans, une finale au Grand Prix de Rome et à l’Open de Turquie comme dernières marques. Après avoir écarté l’excellent Américain Carl Alan Nickolas, quatrième mondial et vice champion du monde en titre, Barkhordari et son impressionnante jambe gauche remportait le premier round de la finale (8-5) et, s’il cédait le second au Grec en encaissant un coup de pied retourné fabuleux (7-9), il proposait un récital pour aller décrocher l’or : un 12-0 comme une énorme gifle à son adversaire. Splendide ! Là aussi, un combattant qui ne sera pas loin du podium olympique dans onze mois, à Paris.

 

LES PODIUMS
 

 

RÉSULTATS

-67 kg : 1. ZHANG Mengyu (CHN) - 2. SONG Jie (CHN) - 3. WIET-HENIN Magda (FRA) - 3. HONG Hyo Rim (KOR)
-68 kg : 1. RASHITOV Ulugbek (UZB) - 2. PONTES Edival (BRA) - 3. GOLUBIC Marko (CRO) - 3. ALHALAWANI Zaid (JOR)
-80 kg : BARKHORDARI Mehran (IRI) - 2. TELIKOSTOGLOU Apostolos (GRE) - 3. NICKOLAS Carl Alan (USA) - 3. YILDIZ Muhammed Emin (TUR)

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Regardez les demi-finales et finales sur la chaîne Sport en France : https://www.sportenfrance.com/