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« ÇA FAIT DU BIEN DE REVENIR AU TOP »

Partez "A la rencontre de... Magda Wiet Henin"
21 juin 2022
 

Rendez-vous vendredi 24 juin à 13h pour le documentaire "A la rencontre de... Magda Wiet Henin"

Après la déception des derniers championnats d’Europe, Magda Wiet-Hénin a remporté début juin le Grand Prix de Rome. Un titre dans la lignée de sa saison 2022, où presque tout semble lui réussir, plaçant l’échec des Jeux derrière elle.

Ce n’est pas la première fois que tu brilles à Rome, pourtant le titre t’avait échappé jusqu’alors. Qu’est-ce qui a changé cette année ?
C’est exact ! Rome, j’y ai obtenu ma toute première médaille en Grand Prix, il y a quelques années (médaille d’argent, en 2018, NDLR), et c’est aussi là que je me suis affirmée, en décrochant le bronze l’année suivante. Cette saison, rien n’a vraiment changé, mais je suis arrivée en Italie surmotivée. Dès le premier combat (contre Nathalie Iliesco, en seizièmes de finale), j’étais concentrée à cent pour cent. Le nouveau règlement, au meilleur des trois manches, m’a permis d’abréger mes trois combats suivants, dont la demi-finale contre Ruth Gbabi (double médaillée de bronze aux Jeux olympiques et tête de série numéro trois, NDLR), un vrai test. Faire le plein de confiance et garder de l’énergie était primordial avant d’aborder la finale face à Al-Sadeq, où malgré une première manche difficile, je parviens à me reprendre. Presque trois ans après ma dernière victoire en Grand Prix, et surtout après la déception de Manchester… Ça fait du bien de revenir au top.

Après les championnats d’Europe, tu signes là une sixième finale consécutive en compétition. Dirais-tu que tu es dans la forme de ta vie ?
Ni oui, ni non à vrai dire. Après la déception de Tokyo (défaite au premier tour des Jeux olympiques, NDLR), la page a été difficile à tourner, et j’ai surtout combattu à l’envie sur la fin d’année, sans réelle stratégie. En revanche, dès le début de saison, nous avons repris avec davantage d’analyse stratégique et de tactique. Ce bon axe de travail a payé, puisque j’ai remporté l’or dès l’ouverture de ma saison (lors de la President Cup, en février dernier, NDLR), avant d’enchaîner avec deux autres titres. Pourtant, avec mes coaches, nous n’avons pas tout chamboulé cette année, loin de là. Mais c’est la loi du haut niveau. Parfois l’on gagne ou l’on perd une demi-finale ou un titre sans vraiment pouvoir l’expliquer. Ce sont à la fois des détails et la réussite qui penchent d’un côté ou de l’autre.

Cette victoire te permet d’occuper la première place mondiale. Comment abordes-tu la suite de la saison ?
Je ne me préoccupe pas vraiment du classement mondial, ce n’est pas une fin en soi. Gagner est un objectif… mais prendre du plaisir l’est aussi. Après cette première partie de saison, et avant d’aborder la seconde, j’avais besoin de repos, de déconnecter complètement (sic). Ma reprise se fera lors des Jeux méditerranéens (du 3 au 4 juillet, NDLR). Même si aucun objectif ne m’est fixé, je veux entretenir ma bonne dynamique, confirmer celle du groupe, et surtout bien me préparer avant le Grand Prix à Paris début septembre, sur lequel nous pouvons espérer une belle ambiance et de nombreux supporters français. Ensuite, l’objectif ultime de la saison, c’est le titre aux championnats du monde.

Rendez-vous vendredi 24 juin à 13h pour le documentaire "A la rencontre de... Magda Wiet Henin"